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AESTECHNO
16 min de lecture Hugues Orgitello

Qu'est-ce que la radio logicielle (SDR) et à quoi ça sert ?

La radio logicielle (SDR) déplace le traitement radio du matériel vers le logiciel : principe, usages et architecture, expliqués par AESTECHNO Montpellier.
La radio logicielle déplace la frontière matériel-logiciel vers l'antenne Comparaison de deux chaînes radio. En haut, une radio classique : l'antenne alimente une longue suite de blocs matériels figés (filtre, mélangeur, démodulateur, décodeur) et le logiciel intervient peu. En bas, une radio logicielle SDR : l'antenne alimente un étage radiofréquence large bande puis un convertisseur analogique-numérique, et tout le traitement (filtrage, démodulation, décodage, protocole) est réalisé en logiciel, donc reconfigurable. La frontière matériel / logiciel La SDR rapproche cette frontière de l'antenne : tout ce qui est après devient du code Radio classique fonction figée dans le matériel antenne Filtre RF figé Mélangeur figé Démodulateur Décodeur figé Logiciel Changer de bande ou de protocole impose de refaire la carte Radio logicielle (SDR) fonction définie en logiciel antenne Étage RF large bande Convertisseur analogique-num. Logiciel : filtrage, démodulation, décodage, protocole Changer de bande ou de protocole se fait en chargeant un autre logiciel AESTECHNO, bureau d'études électronique, Montpellier
Figure 1. La radio logicielle rapproche la frontière matériel / logiciel de l'antenne. Le matériel devient générique, la fonction radio devient du code.

Chez AESTECHNO, bureau d'études électronique à Montpellier, nous démarrons une plateforme de prototypage radio bâtie sur un FPGA Zynq-7000 et un émetteur-récepteur AD936x d'Analog Devices. Ce choix repose sur une idée simple : la radio logicielle, ou SDR. Plutôt que de figer une fonction radio dans des composants, la SDR la définit en logiciel. Voici ce que cela signifie, et pourquoi cela change la conception d'un produit sans fil. Mis à jour mai 2026.

En résumé (TL;DR)

La radio logicielle (SDR) numérise le signal au plus près de l'antenne puis confie filtrage, démodulation et protocole au logiciel. Un FPGA traite le flux d'échantillons en temps réel, un processeur gère la logique applicative. Notre plateforme Zynq-7000 et AD936x (70 MHz à 6 GHz) sert à valider un concept radio avant de figer un circuit imprimé.

Qu'est-ce que la radio logicielle (SDR) ?

La radio logicielle, ou Software Defined Radio (SDR), est une architecture où le traitement du signal radio est réalisé en logiciel plutôt que par des circuits matériels dédiés. Le matériel se limite à une antenne et à un étage radiofréquence minimal, et tout le reste devient du code.

Pour saisir l'idée, il faut visualiser une frontière. Dans toute radio existe une limite entre la partie analogique, le signal réel qui voyage dans l'air, et la partie numérique, des nombres manipulés par un processeur. Une radio classique place cette frontière le plus tard possible : le signal traverse une longue chaîne de composants analogiques spécialisés avant d'être éventuellement numérisé. La radio logicielle fait l'inverse. Elle numérise le signal le plus tôt possible, au plus près de l'antenne, puis confie tout le travail restant à du logiciel. La notion est décrite en détail dans la définition de référence de la radio logicielle.

La conséquence est radicale. Le même circuit électronique, sans aucune modification physique, peut devenir un récepteur FM, un émetteur LoRaWAN, un analyseur de spectre ou un radar simple. Il suffit de charger un programme différent. Le matériel devient une plateforme générique ; la personnalité radio devient un fichier.

La radio figée dans le silicium : le problème que résout la SDR

Une radio matérielle classique est une chaîne de composants spécialisés, chacun câblé pour une seule fonction radio. Cette spécialisation donne d'excellentes performances, mais elle impose une rigidité : un filtre accordé sur une fréquence précise, un démodulateur prévu pour une seule modulation, un décodeur dédié à un seul protocole.

Concrètement, dès qu'un paramètre change, bande de fréquence, schéma de modulation ou version du protocole, il faut modifier le matériel. Cela signifie repasser par la conception du schéma, le routage du circuit imprimé, la fabrication, les tests et souvent la recertification. Pour un produit sans fil, ce cycle se compte en semaines et en milliers d'euros de frais non récurrents.

Ce problème s'aggrave avec le contexte actuel. Les standards sans fil se multiplient et évoluent vite, un produit connecté doit souvent parler plusieurs protocoles, et les bandes radio se densifient. Leur réglementation, suivie en France par l'ANFR et au niveau européen par l'ETSI dans le cadre de la directive RED, se précise régulièrement, avec des normes comme ETSI EN 300 220 pour les dispositifs à courte portée. Une architecture figée vieillit mal ; une architecture définie en logiciel se met à jour. C'est pourquoi nous intégrons la SDR à notre méthodologie de conception de cartes RF.

Comment fonctionne une SDR : de l'antenne au logiciel

Une chaîne SDR est une succession de quatre étages : une antenne, un étage radiofréquence large bande, un convertisseur analogique-numérique, puis une ressource de calcul qui exécute le traitement. Le point clé est que la frontière analogique-numérique est placée le plus tôt possible.

Les quatre étages d'une chaîne de réception SDR Schéma de gauche à droite : l'antenne capte le signal, l'étage radiofréquence large bande l'amplifie et le filtre, le convertisseur analogique-numérique de l'AD936x produit un flux d'échantillons numériques, le FPGA du Zynq traite ce flux à haut débit, puis le processeur Cortex-A9 exécute la logique applicative et le protocole. La chaîne de réception d'une radio logicielle Antenne Étage RF ampli et filtre Convertisseur AD936x analogique vers numérique FPGA (Zynq PL) traitement haut débit CPU (Zynq PS) logique et protocole Application données utiles monde analogique monde numérique : tout est logiciel frontière analogique / numérique
Figure 2. Les quatre étages d'une chaîne SDR. La numérisation intervient tôt, et le couple FPGA plus processeur réalise tout le traitement.

L'étage radiofréquence est volontairement simple et large bande : un amplificateur faible bruit, ou Low Noise Amplifier (LNA), et un filtrage modéré. Il ne cherche pas à isoler une station précise, seulement à présenter une portion de spectre propre au convertisseur. Le convertisseur analogique-numérique transforme ce signal en une suite de nombres, les échantillons. Dans une SDR moderne, ces échantillons sont fournis sous forme de deux voies appelées I et Q, qui décrivent ensemble l'amplitude et la phase du signal. C'est cette représentation qui permet au logiciel de tout reconstruire.

Reste à traiter ce flux. Il est trop rapide pour un processeur classique : un convertisseur produit des dizaines de millions d'échantillons par seconde. C'est le rôle du Field Programmable Gate Array (FPGA), un circuit logique reconfigurable capable de filtrer et de décimer ce flux en parallèle, en temps réel. Une fois le débit ramené à une valeur raisonnable, un processeur prend le relais pour la logique applicative : le protocole, l'interface réseau, l'affichage. Cette répartition entre FPGA rapide et processeur souple est au coeur de toute plateforme SDR, et explique pourquoi le choix d'un FPGA est aussi structurant.

SDR contre radio matérielle classique

Le choix entre SDR et radio matérielle classique est un arbitrage entre flexibilité et coût unitaire. La radio matérielle vise la performance brute sur une fonction figée ; la radio logicielle vise l'évolutivité et la rapidité de mise au point. Le tableau ci-dessous résume les compromis.

CritèreRadio matérielle classiqueRadio logicielle (SDR)
Bande de fréquenceFixe, choisie à la conceptionLarge, accordable par logiciel
Changement de protocoleNouvelle carte à concevoirNouveau logiciel à charger
Évolutivité dans le tempsFaible, le matériel vieillitÉlevée, mise à jour du firmware
Coût et délai de prototypageÉlevés, un cycle carte par essaiRéduits, les essais sont logiciels
Coût unitaire en grande sérieTrès bas pour une fonction uniquePlus élevé, calcul embarqué
Usage idéalProduit mature à fonction stablePrototypage, multi-protocole, R&D

La lecture est claire. Pour un produit grand public, mature, fabriqué en très grande série avec une fonction radio stable, la radio matérielle dédiée reste imbattable sur le coût. Pour explorer, valider, couvrir plusieurs standards ou se prémunir contre l'évolution des normes, la SDR prend l'avantage. Et il existe un cas où elle est particulièrement précieuse : la phase de conception elle-même.

À quoi sert concrètement une radio logicielle ?

La radio logicielle est un outil polyvalent qui sert aussi bien à la recherche qu'au produit déployé et, surtout, au prototypage. Quatre familles d'applications reviennent le plus souvent, et la dernière est celle qui motive notre propre plateforme.

La connectivité multi-protocole. Un seul matériel SDR peut parler successivement plusieurs standards sans fil. Un relais qui dialogue en LoRaWAN, en Bluetooth et sur une liaison propriétaire ajuste sa personnalité radio par logiciel, sans empiler autant de modules que de protocoles. Les mêmes principes s'appliquent au NB-IoT, au LTE-M ou au Sigfox. Pour situer ces technologies, notre comparatif des réseaux LPWAN donne le paysage complet.

La surveillance du spectre. Parce qu'une SDR observe une large portion de bande d'un coup, elle sert naturellement à détecter, mesurer et classifier les signaux présents dans l'air. C'est l'outil de base de l'analyse de spectre, du diagnostic d'interférence et du contrôle de conformité radio.

La recherche et l'enseignement. La SDR a rendu accessible un domaine longtemps réservé : il devient possible d'expérimenter une modulation ou un algorithme de traitement sans graver de circuit. Comme le souligne GNU Radio, l'écosystème open source de référence, la radio logicielle est devenue un terrain d'expérimentation standard, y compris pour des standards exigeants tels que IEEE 802.11 (Wi-Fi) ou IEEE 802.15.4.

Le prototypage et la réduction de risque. C'est l'usage le moins visible et, pour un bureau d'études, le plus stratégique. Avant de figer la radio d'un produit dans un circuit imprimé, une SDR permet de valider le concept : le plan de fréquence tient-il, la modulation choisie passe-t-elle le budget de liaison, le protocole se comporte-t-il comme prévu. On sépare ainsi deux questions trop souvent confondues : le concept radio est-il bon, et la carte est-elle bien conçue.

Notre plateforme SDR : Zynq-7000 et AD936x

Notre plateforme de prototypage est une carte qui associe un émetteur-récepteur RF agile AD936x d'Analog Devices à un FPGA Zynq-7000 d'AMD. Le premier gère la radio, le second gère le calcul ; ensemble, ils forment l'architecture SDR de référence du secteur.

Architecture de la plateforme SDR Zynq-7000 et AD936x L'antenne se connecte à l'émetteur-récepteur AD936x qui couvre 70 MHz à 6 GHz et fournit les convertisseurs analogique-numérique. L'AD936x dialogue avec le FPGA Zynq-7000 par une liaison numérique rapide. Le Zynq contient une partie logique programmable, le FPGA, et une partie processeur, deux coeurs Arm Cortex-A9, qui exécute Linux et la pile applicative. Architecture de la plateforme de prototypage SDR Antenne AD936x émetteur-récepteur RF 70 MHz à 6 GHz convertisseurs intégrés 2 voies en émission et réception SoC FPGA Zynq-7000 Logique programmable le FPGA filtrage et décimation traitement temps réel Processeur 2 coeurs Arm Cortex-A9 Linux embarqué protocole et application liaison numérique Le même circuit devient n'importe quelle radio entre 70 MHz et 6 GHz : il suffit de charger un autre logiciel. Architecture de référence FMComms et PlutoSDR, base de notre plateforme AESTECHNO
Figure 3. L'AD936x assure la radio, le Zynq-7000 assure le calcul. Logique programmable pour le débit, processeur pour la souplesse.

Selon Analog Devices, l'AD936x est un émetteur-récepteur RF agile qui intègre sur une seule puce l'étage radiofréquence, les synthétiseurs de fréquence et les convertisseurs analogique-numérique et numérique-analogique. Il s'accorde de 70 MHz à 6 GHz, traite des largeurs de canal jusqu'à plusieurs dizaines de MHz, et fournit deux voies en émission comme en réception. En une référence, il transforme un signal radio en flux d'échantillons numériques, et inversement.

D'après AMD, le Zynq-7000 réunit deux mondes sur une même puce : une partie logique programmable, la Programmable Logic (PL), c'est-à-dire le FPGA, et une partie processeur, la Processing System (PS), composée de deux coeurs Arm Cortex-A9. Cette dualité est exactement ce qu'exige une SDR. Le FPGA absorbe le flux rapide venu de l'AD936x et lui applique le traitement temps réel ; le processeur exécute Linux et la couche applicative. Ce couple AD936x plus Zynq-7000 est si bien adapté qu'il constitue l'architecture des cartes d'évaluation FMComms d'Analog Devices et du module PlutoSDR. C'est cette base éprouvée que nous reprenons pour notre plateforme.

Retour terrain : pourquoi un bureau d'études construit sa propre SDR

La réduction de risque radio est une démarche qui consiste à valider un concept sans fil avant d'engager la conception d'un circuit imprimé. C'est la motivation directe de notre plateforme SDR.

Sur nos projets de conception de produits sans fil, dans notre laboratoire AESTECHNO à Montpellier, nous avons constaté un schéma récurrent : le risque le plus coûteux n'est pas l'erreur de routage, qui se corrige, mais l'erreur de concept radio, découverte trop tard. Notre méthodologie de mesure reste constante sur chaque projet RF : caractérisation de l'étage radiofréquence au VNA Keysight, vérification de l'intégrité du signal de la liaison numérique rapide entre convertisseur et FPGA sur banc Tektronix TekExpress, puis mesures de rayonnement en pré-conformité contre les gabarits ETSI EN 301 489. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle une radio se valide une fois la carte fabriquée, nous avons observé que les décisions vraiment risquées, le plan de fréquence, le choix de modulation, le budget de liaison, sont prises bien avant le routage. Le retour d'expérience de nos 65 projets réalisés depuis 2022 le confirme. Dans notre pratique, une plateforme SDR permet de jouer ces décisions en logiciel, sur un matériel générique, avant tout engagement de circuit imprimé. Malgré le temps d'investissement que représente la construction d'une telle plateforme, nous recommandons cette approche : séparer la validation du concept de la conception de la carte réduit le nombre d'itérations matérielles, et donc le délai et le coût d'un produit sans fil.

La SDR s'insère avant la conception du circuit imprimé Suite de quatre étapes de conception d'un produit sans fil : concept radio, validation sur plateforme SDR, conception du circuit imprimé, puis série. L'étape de validation SDR est mise en avant car elle permet de détecter les erreurs de concept avant l'engagement coûteux du circuit imprimé. La SDR comme étape de réduction de risque Concept radio fréquence, modulation budget de liaison Validation sur SDR essais en logiciel matériel générique Conception PCB schéma et routage fabrication Série industrialisation certification corriger ici coûte un fichier logiciel corriger ici coûte une carte et un délai
Figure 4. Insérée entre le concept et le circuit imprimé, la validation SDR déplace la correction des erreurs là où elle ne coûte presque rien.

Un produit sans fil à concevoir ou à fiabiliser ? Expertise AESTECHNO

Notre plateforme SDR Zynq-7000 et AD936x nous permet de dé-risquer la partie radio d'un produit avant tout engagement de circuit imprimé.

  • Validation d'un plan de fréquence et d'un budget de liaison
  • Prototypage multi-protocole sur matériel générique
  • Conception de la carte RF finale et pré-conformité ETSI / RED

Audit gratuit 30 min

En résumé

La radio logicielle est une architecture qui déplace le traitement radio du matériel vers le logiciel reconfigurable. Le matériel devient une plateforme générique, la fonction radio devient du code. Voici les cinq points à retenir.

  • Principe. La SDR numérise le signal au plus près de l'antenne et confie filtrage, démodulation et protocole à du logiciel.
  • Intérêt. Un même matériel change de bande et de protocole sans modification physique, en chargeant un autre programme.
  • Architecture. Un étage RF large bande, un convertisseur, un FPGA pour le débit et un processeur pour la souplesse.
  • Notre plateforme. Un AD936x accordable de 70 MHz à 6 GHz associé à un FPGA Zynq-7000, l'architecture SDR de référence du secteur.
  • Usage clé. Pour un bureau d'études, la SDR sert surtout à valider un concept radio avant de figer un circuit imprimé.

Pourquoi choisir AESTECHNO ?

  • 10+ ans d'expertise en conception RF et systèmes embarqués
  • 100% de réussite aux certifications CE/FCC
  • 65 projets réalisés depuis 2022
  • Bureau d'études français basé à Montpellier

FAQ : radio logicielle et SDR

Les questions ci-dessous sont les interrogations les plus fréquentes des concepteurs de produits qui découvrent la radio logicielle.

Quelle est la différence entre une SDR et une radio normale ?

Une radio normale réalise le traitement du signal avec des composants dédiés, accordés une fois pour toutes à la conception. Une radio logicielle numérise le signal très tôt et confie ce traitement à un logiciel. La première est figée, la seconde est reconfigurable : changer de fréquence ou de protocole se fait en chargeant un autre programme, sans toucher au matériel.

Faut-il être expert en radiofréquence pour utiliser une SDR ?

Pour des usages d'observation et d'expérimentation, non : des écosystèmes ouverts comme GNU Radio rendent la SDR accessible. Pour concevoir un produit fiable, en revanche, l'étage RF, la gestion des perturbations et la conformité réglementaire restent des sujets d'ingénierie. C'est précisément le rôle d'un bureau d'études.

Pourquoi associer un FPGA et un processeur dans une SDR ?

Le flux d'échantillons sortant du convertisseur est trop rapide pour un processeur classique, qui le traiterait trop lentement. Le FPGA effectue en parallèle et en temps réel le filtrage et la décimation qui ramènent ce débit à une valeur gérable. Le processeur prend ensuite le relais pour la logique applicative et le protocole, où la souplesse logicielle prime.

Qu'est-ce qu'un émetteur-récepteur RF agile comme l'AD936x ?

C'est une puce qui intègre, à elle seule, l'étage radiofréquence, les synthétiseurs de fréquence et les convertisseurs analogique-numérique et numérique-analogique. L'AD936x d'Analog Devices s'accorde de 70 MHz à 6 GHz. Il transforme directement un signal radio en flux numérique, ce qui en fait le coeur matériel naturel d'une plateforme SDR.

La SDR remplace-t-elle la radio matérielle classique ?

Non, les deux coexistent. Pour un produit grand public mature, fabriqué en très grande série avec une fonction stable, la radio matérielle dédiée reste la moins chère. La SDR s'impose dès qu'il faut de la flexibilité : prototypage, support de plusieurs protocoles, évolutivité face à des normes qui changent.

Une SDR aide-t-elle à concevoir un produit sans fil plus vite ?

Oui, par la réduction de risque. En validant le concept radio sur une plateforme SDR avant de concevoir le circuit imprimé, on détecte les erreurs de concept quand elles ne coûtent qu'un fichier logiciel, et non une nouvelle carte. Cela réduit le nombre d'itérations matérielles et le délai global.

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