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AESTECHNO

27 min de lecture Hugues Orgitello

Pourquoi plus personne ne fabrique de téléviseur CRT en 2026

Enquête d'AESTECHNO Montpellier : usines fermées, EMC infaisable, verre au plomb interdit, transport prohibitif. Pourquoi le téléviseur CRT ne reviendra pas.

Comparaison technique CRT contre OLED 32 pouces en 2026 Comparaison d'un téléviseur CRT 32 pouces et d'un téléviseur OLED 32 pouces sur quatre dimensions, masse en kilogrammes, profondeur en centimetres, puissance en watts, volume d'expedition en mètres cubes. Le CRT pèse environ 60 kilogrammes contre 7 pour l'OLED, mesure 50 centimetres de profondeur contre 5, consomme 180 watts contre 60, et occupe 0,25 mètre cube d'expedition contre 0,03. CRT 32 pouces contre OLED 32 pouces en 2026 Quatre dimensions techniques expliquent pourquoi le CRT n'a plus de modèle économique CRT 32 pouces (Trinitron) Masse 60 kg Profondeur 50 cm Puissance en service 180 W Volume d'expedition 0,25 m3 Source : fiches techniques Sony, Philips, Samsung 1995-2008 OLED 32 pouces (2025) Masse 7 kg Profondeur 5 cm Puissance en service 60 W Volume d'expedition 0,03 m3 Source : fiches techniques LG, Samsung, Sony 2024-2025 Un téléviseur CRT 32 pouces occupe près de huit fois le volume logistique et pèse huit fois plus qu'un OLED de même diagonale.
Figure 1. Comparaison technique d'un téléviseur CRT 32 pouces et d'un OLED 32 pouces sur quatre dimensions clés : masse, profondeur, puissance, volume d'expédition. Sources : fiches techniques constructeurs 1995-2025.

Le téléviseur Cathode Ray Tube (CRT) connaît un retour de popularité chez les collectionneurs, le rétrogaming et le broadcast. Pourtant, aucun fabricant ne produit plus de téléviseur CRT neuf en 2026. Chez AESTECHNO, bureau d'études électronique à Montpellier, nous avons mené l'enquête : sept verrous techniques, économiques et réglementaires rendent la fabrication impossible. Mis à jour mai 2026.

En bref

  • Industrie éteinte : les dernières usines CRT majeures ont fermé entre 2006 (LG.Philips Displays) et 2016 (Videocon en Inde), avec une étape clé chez Samsung SDI vers 2012, selon les annonces des fabricants.
  • Économie inatteignable : une ligne de production CRT exigeait un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros et un volume annuel proche du million d'unités pour amortir ses outillages spécialisés.
  • Logistique prohibitive : à diagonale égale, un CRT pèse près de huit fois plus et occupe huit fois plus de volume d'expédition qu'un OLED, multipliant les coûts de transport et de manutention.
  • EMC infaisable en 2026 : le balayage horizontal à 15,625 kHz et les harmoniques associées dépassent largement les limites de la norme CISPR 32 / EN 55032 Classe B (30 dBµV/m de 30 à 230 MHz).
  • Verre au plomb interdit : l'exemption RoHS 5(a) historique pour le verre des tubes cathodiques n'a plus de filière de production active, et la directive 2011/65/EU n'autorise plus de nouvelle mise sur le marché sans alternative qualifiée.

Sommaire

Téléviseur CRT en 2026 : la demande existe, l'offre est nulle

Le téléviseur CRT est un récepteur de télévision dont l'image est formée par un tube cathodique sous vide, dans lequel un faisceau d'électrons balaye une dalle phosphorescente. C'est une technologie d'affichage analogique grand public, dominante des années 1950 aux années 2000, aujourd'hui sortie de toute production industrielle neuve.

Le téléviseur CRT (tube cathodique) reste l'écran de référence des collectionneurs, des studios de rétrogaming, des laboratoires de broadcast et des conservateurs de patrimoine vidéo, qui recherchent la latence quasi nulle et la restitution analogique propre au tube. Pourtant, aucun constructeur grand public ne fabrique plus de CRT neuf depuis le milieu des années 2010. C'est cette tension entre demande réelle et offre nulle que cette enquête éclaire.

Le marché secondaire de la collection révèle l'ampleur du décalage. Une référence professionnelle Sony Trinitron type PVM-20M ou BVM se négocie à plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'euros selon l'état, le nombre d'heures de cathode restantes et la conservation des cartes d'entrée RGB / composantes. Les modèles grand public comme le Sony Wega de fin de gamme atteignent eux aussi des cotes élevées, simplement parce que le stock mondial ne peut que décroître. Aucun acteur industriel n'a annoncé de plan de relance, et les analystes du secteur affichage (DSCC, Omdia) n'identifient pas de filière CRT crédible. Cette enquête démonte les sept raisons techniques et réglementaires qui rendent la situation irréversible.

Pour les ingénieurs et les chefs de produit qui se demandent pourquoi cette technologie ne revient pas, le diagnostic est plus subtil que l'OLED a gagné. La disparition du CRT ne tient pas seulement à un meilleur concurrent. Elle tient à un effondrement industriel coordonné : une chaîne de composants spécialisés qui n'a plus de fournisseurs, une réglementation européenne qui refuse les substances historiques, une physique du transport qui multiplie les coûts, et un cadre EMC 2026 qui rendrait toute homologation pratiquement impossible. Examinons chaque verrou.

Verrou 1 : la capacité industrielle s'est éteinte entre 2006 et 2016

La capacité industrielle CRT est l'ensemble des usines, des lignes et des outillages spécialisés capables de produire des tubes cathodiques en série. C'est un actif industriel lourd, fait de fours à vide, de presses de masque d'ombre et de lignes de dépôt de phosphores, démantelé par vagues entre 2006 et 2016.

La fabrication d'un téléviseur CRT exigeait des outillages très spécialisés (fours à vide pour soudure frittée, lignes de dépôt de phosphores, machines de précision pour le masque d'ombre). Cette capacité a été démantelée par vagues entre 2006 et 2016, lorsque les principaux fabricants ont fermé leurs lignes faute de débouchés rentables. Aucun de ces outils n'est en service aujourd'hui pour une production CRT neuve.

La chronologie publique est sans ambiguïté. LG.Philips Displays, joint-venture coréano-néerlandaise qui dominait la production mondiale dans les années 2000, a fait faillite début 2006, fermant ses dernières lignes européennes et asiatiques. Samsung SDI a annoncé l'arrêt de sa production de tubes pour téléviseurs autour de 2012, recentrant ses moyens sur les écrans plats et les batteries. Sony a abandonné la production grand public de Trinitron Wega vers 2008, avant de fermer ses lignes professionnelles BVM et PVM dans la décennie suivante. En Inde, Videocon Industries était considéré comme l'un des derniers acteurs CRT au monde, et ses lignes ont cessé toute production vers 2015-2016, selon les rapports financiers du groupe et la presse spécialisée affichage.

Les outillages eux-mêmes ne se transposent pas. Une chaîne CRT comprend des fours de soudure frittée (frit seal) qui scellent l'enveloppe sous vide poussé, des machines de dépôt de phosphores rouge, vert et bleu sur la dalle, des presses de précision pour le masque d'ombre en alliage Invar, et des bancs de réglage pour le canon à électrons. Ces équipements n'avaient ni marché secondaire ni reconversion logique : la plupart ont été démontés et vendus comme ferraille ou rétrofittés pour des productions adjacentes. Reconstituer une ligne aujourd'hui demanderait de redessiner chaque outillage à partir de zéro, avec des fournisseurs spécialisés qui n'existent quasiment plus.

Chronologie des fermetures d'usines CRT entre 2006 et 2016 Timeline horizontal indiquant les années de fermeture des principales lignes CRT mondiales : LG.Philips Displays en 2006, Sony Wega grand public en 2008, Samsung SDI en 2012, Videocon Inde en 2015-2016. Aucune ligne active en 2026. Chronologie de la fermeture des usines CRT, 2006 a 2026 2005 2008 2012 2016 2020 2026 LG.Philips Displays faillite, fermeture de toutes ses lignes Sony Trinitron Wega arrêt grand public (BVM/PVM jusqu'en 2010s) Samsung SDI arrêt production tubes TV, recentrage écrans plats + batteries Videocon (Inde) dernière ligne CRT mondiale, cessation toute production 2016 a 2026 : aucune ligne CRT industrielle active dans le monde, aucun projet de relance documente
Figure 2. Chronologie publique de la fermeture des principales lignes de fabrication CRT entre 2006 et 2016. Sources : annonces fabricants, presse spécialisée affichage.

Verrou 2 : l'économie d'une ligne CRT n'a pas de seuil de viabilité

L'économie d'une ligne CRT est le modèle de coût qui conditionne la rentabilité de la fabrication de tubes cathodiques. C'est une structure de coûts à dominante fixe, reposant sur un investissement industriel lourd amorti uniquement par de très grands volumes annuels, incompatible avec un marché devenu une niche.

L'économie de la fabrication CRT reposait sur un effet d'échelle massif. Une ligne intégrée demandait un investissement industriel de plusieurs centaines de millions d'euros (capex usine, outillages, qualifications), un volume annuel proche du million d'unités pour amortir, et une chaîne d'approvisionnement amont stable. En 2026, aucun de ces trois critères n'est plus réuni, et le marché de niche actuel ne peut pas les recréer.

Le calcul économique est implacable. Le marché grand public actuel de l'affichage est dominé par les dalles Liquid Crystal Display (LCD) et Organic Light Emitting Diode (OLED) produites en très grand volume dans une poignée de méga-fabs asiatiques (BOE, LG Display, Samsung Display, AUO, Innolux). Les coûts unitaires y bénéficient de courbes d'apprentissage cumulées sur dix à quinze ans. À l'inverse, la demande CRT actuelle, estimée par les communautés de collectionneurs et les studios broadcast, n'atteint vraisemblablement pas les dizaines de milliers d'unités annuelles à l'échelle mondiale. Aucun investisseur industriel ne finance une ligne dimensionnée pour un million d'unités quand le marché solvable plafonne à un ou deux pourcents de ce chiffre.

Cette asymétrie entre coût fixe industriel et taille de marché signe la fin pratique de la fabrication. Même un atelier semi-artisanal, dimensionné pour quelques milliers de tubes par an, se heurterait aux mêmes contraintes amont (verre, phosphores, masques, canons à électrons, frit seal, yokes de déflexion). Ces consommables ne se fabriquent plus à l'échelle requise par aucun fournisseur identifié. L'enquête sur les chaînes d'approvisionnement spécialisées que nous avons documentée dans l'analyse de la pénurie PPE pour laminés PCB illustre une dynamique identique : la disparition d'un seul maillon spécialisé peut éteindre une catégorie entière.

Verrou 3 : la logistique du transport tue le modèle avant la vente

La logistique du transport CRT est la chaîne d'acheminement qui mène le téléviseur de l'usine au point de vente puis au domicile. C'est un poste de coût dominé par la masse et le volume du tube, des paramètres qui pénalisent le fret maritime, le routier et la livraison finale.

Le transport d'un téléviseur CRT est un poste de coût qui n'a aucun équivalent dans l'électronique grand public actuelle. À diagonale égale, un CRT pèse environ huit fois plus et occupe environ huit fois plus de volume d'expédition qu'un OLED, ce qui multiplie d'autant les coûts maritimes, routiers et de manutention finale. Cette physique du transport rend toute distribution à grande échelle non viable.

Les ordres de grandeur publiés par les fabricants historiques sont éloquents. Un Sony Trinitron grand public 32 pouces pèse environ 60 kilogrammes et occupe un volume emballé d'environ 0,25 mètre cube. Un OLED 32 pouces de 2025 pèse environ 7 kilogrammes et occupe 0,03 mètre cube emballé. Dans un conteneur maritime de 40 pieds standard (environ 67 mètres cubes utiles), on charge ainsi de l'ordre de 250 CRT 32 pouces contre près de 2 000 OLED de même diagonale. À fret égal, l'OLED revient à un coût unitaire de transport huit fois plus faible, sans compter les surcoûts d'assurance pour fragilité, de manutention à deux personnes et de réception en point de vente.

L'autre face du problème touche le dernier kilomètre. Un téléviseur de 60 kilogrammes ne se livre pas par un seul opérateur, ne se monte pas seul, ne s'installe pas sur un meuble léger, et ne tient pas dans la majorité des ascenseurs résidentiels modernes sans précautions. Les transporteurs grand public (Chronopost, Colissimo XL, Mondial Relay grand format) appliquent des surcoûts importants au-delà de 30 kilogrammes, et certains refusent purement les colis CRT pour raison de sécurité du personnel. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle l'usinage du tube serait le poste critique, c'est la chaîne logistique qui rend la commercialisation grand public impraticable.

Verrou 4 : les limites physiques de la taille de l'écran

La limite physique de taille d'un CRT est le plafond de diagonale au-delà duquel le tube n'est plus fabricable. C'est une contrainte mécanique imposée par la pression atmosphérique sur la dalle frontale sous vide, qui croît avec la surface et exige un verre toujours plus épais et lourd.

La taille maximale d'un écran CRT est limitée par la résistance mécanique du verre et par la masse résultante. Un tube cathodique fonctionne sous vide poussé, ce qui impose à la dalle frontale de résister à la pression atmosphérique. La force exercée sur une dalle de 32 pouces atteint près de trois tonnes ; sur 40 pouces, environ cinq tonnes. Au-delà, la masse du verre devient prohibitive et la fabrication impossible à l'échelle grand public.

Le calcul mécanique éclaire le plafond historique. À la pression atmosphérique standard (environ 10 newtons par centimètre carré), une dalle plate de 60 centimètres par 49 centimètres (correspondant à un téléviseur 32 pouces en format 4:3) reçoit une force d'environ 30 000 newtons, soit près de trois tonnes. Pour une dalle de 40 pouces, la force dépasse cinq tonnes. Pour résister, le verre doit être épais (plusieurs centimètres au centre de la dalle), ce qui alourdit considérablement le tube. Les ingénieurs Sony, Philips et Samsung ont historiquement plafonné la production grand public autour de 36 à 40 pouces, et les rares modèles professionnels au-delà (le légendaire Sony PVM-4300 de 43 pouces) atteignaient près de 200 kilogrammes pour un coût unitaire qui n'avait plus rien de grand public à l'époque.

Cette limite physique est intrinsèque au principe du CRT et ne peut pas être contournée par une amélioration matériau marginale. À l'inverse, les technologies à matrice active (LCD, OLED, microLED) ne sont pas contraintes par la pression atmosphérique : leur épaisseur reste constante avec la diagonale, et la masse croît à peu près linéairement avec la surface. C'est cet écart de scalabilité, plus que la qualité d'image, qui a verrouillé la transition vers le plat.

Force atmosphérique sur la dalle frontale d'un CRT selon la diagonale Graphique en barres comparant la force de pression atmosphérique exercée sur les dalles 21, 32, 40 et 43 pouces : respectivement 1.5, 3, 5 et 6 tonnes. Plafond pratique grand public autour de 40 pouces. Force atmosphérique sur la dalle frontale CRT A pression atmosphérique standard, 10 N/cm2 0 1 2 3 4 5 6 Force (tonnes) 1,5 t 21 pouces grand public années 1990 3 t 32 pouces grand public années 2000 5 t 40 pouces plafond grand public très rare 6 t 43 pouces PVM 200 kg unique Sony PVM-4300
Figure 3. Force exercée par la pression atmosphérique sur la dalle frontale d'un CRT selon la diagonale. Le plafond pratique grand public se situait autour de 40 pouces, le légendaire Sony PVM-4300 de 43 pouces atteignant 200 kg de masse totale.

Verrou 5 : la compatibilité électromagnétique CE 2026 est infaisable

La compatibilité électromagnétique (EMC ou CEM) désigne l'aptitude d'un équipement à fonctionner correctement dans son environnement sans perturber les autres équipements. Un téléviseur CRT mis sur le marché européen en 2026 doit satisfaire les exigences essentielles de la directive CEM 2014/30/UE et de la compatibilité électromagnétique en vigueur, normes CISPR 32 / EN 55032 pour les émissions et CISPR 35 / EN 55035 pour l'immunité. Or, l'architecture même d'un tube cathodique (balayage horizontal à 15,625 kHz, anode à 25-30 kV, yoke de déflexion en grande proximité du circuit imprimé) génère un spectre d'émissions rayonnées qui dépasse de plusieurs dizaines de décibels les limites Classe B actuelles.

Le balayage horizontal d'un CRT PAL fonctionne à 15,625 kHz. Ce signal n'est pas sinusoïdal : c'est un courant en dents de scie commuté par un transistor de puissance dans la bobine du yoke, ce qui produit un peigne d'harmoniques s'étendant largement au-delà du gigahertz. La bobine du yoke, dimensionnée pour déformer le faisceau d'électrons sur la totalité de la dalle, agit comme une antenne magnétique. Le transformateur de balayage (flyback transformer), qui élève la tension à 25-30 kilovolts pour l'anode finale, ajoute une porteuse haute tension dont les fronts raides rayonnent au-delà de plusieurs centaines de mégahertz. Tout l'art des ingénieurs Sony et Philips des années 1990-2000 consistait à blinder cet ensemble suffisamment pour passer les normes EMC de l'époque, plus permissives que celles d'aujourd'hui.

Les limites CISPR 32 Classe B aujourd'hui exigent un champ rayonné inférieur à environ 30 dBµV/m entre 30 et 230 MHz et 37 dBµV/m entre 230 et 1 000 MHz, mesurés à trois mètres en chambre anéchoïque CISPR. Pour un CRT, l'écart typique entre l'émission spontanée et la limite est de l'ordre de 20 à 30 décibels sans blindage, et reste positif (donc en dépassement) même avec les techniques classiques de cage de Faraday partielle et de filtres secteur. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle un écran CRT moderne pourrait recourir à un blindage généralisé pour passer la norme, le surcoût matière (acier de blindage, mu-métal pour la déflexion) et la perte de profondeur intérieure rendraient l'objet impraticable.

Verrou 6 : RoHS et la fin du verre au plomb des tubes

La directive européenne RoHS 2011/65/UE (Restriction of Hazardous Substances) interdit l'usage du plomb, du cadmium, du mercure et de plusieurs autres substances dans les équipements électroniques mis sur le marché, sauf exemption spécifique. Le verre des tubes cathodiques contient historiquement du plomb (plusieurs pourcents dans la dalle frontale, beaucoup plus dans le cône arrière) pour absorber les rayons X générés par l'impact des électrons. L'exemption historique 5(a) couvrait cet usage, mais ne crée plus de filière industrielle active pour une mise sur le marché neuve.

La justification technique de la teneur en plomb est non triviale. Lors du fonctionnement, les électrons accélérés à 25-30 kilovolts frappent la couche de phosphores derrière la dalle frontale. Cet impact génère un rayonnement de freinage (bremsstrahlung) dont le spectre s'étend jusqu'aux rayons X mous. Le verre au plomb absorbe ce rayonnement et protège l'utilisateur, conformément aux exigences historiques de la norme IEC 60065 (sécurité des appareils audio-vidéo grand public). Sans plomb, la dalle laisserait passer un rayonnement X potentiellement dangereux pour une exposition prolongée. Aucun verre de substitution alternatif sans plomb ne s'est imposé industriellement avec un coefficient d'absorption équivalent à des coûts compatibles d'une production grand public.

L'exemption RoHS 5(a) pour le plomb du verre des tubes cathodiques était maintenue tant qu'il existait une production active, principalement pour la maintenance du parc installé. Avec la disparition des dernières lignes de fabrication, la dynamique réglementaire bascule : un fabricant qui voudrait mettre sur le marché un CRT neuf devrait justifier la demande d'exemption, démontrer l'absence d'alternative technique et accepter un délai d'examen pluriannuel. À l'inverse, la directive DEEE 2012/19/UE et la jurisprudence européenne sur l'économie circulaire orientent clairement vers les technologies sans plomb. Aucun acteur n'a entrepris cette démarche depuis plus d'une décennie.

Verrou 7 : la chaîne d'approvisionnement amont a disparu

La chaîne d'approvisionnement amont du CRT est l'ensemble des fournisseurs de matières et de sous-ensembles spécialisés nécessaires à la fabrication d'un tube. C'est un réseau de filières dédiées (phosphores, verre au plomb, masque d'ombre Invar, frit seal, canon à électrons, yoke) toutes éteintes aujourd'hui.

La fabrication d'un téléviseur CRT mobilise une chaîne de composants spécialisés qui n'a plus de fournisseurs actifs à l'échelle industrielle : phosphores rouge, vert et bleu de pureté broadcast, verre au plomb pour dalle et cône, masque d'ombre en alliage Invar, frit seal, canon à électrons multi-cathodes, yoke de déflexion. Chaque maillon a disparu indépendamment, et leur reconstitution simultanée demanderait un effort industriel hors de proportion avec le marché solvable.

Les phosphores constituent le premier verrou amont. La luminescence rouge utilisait historiquement de l'oxysulfure d'yttrium dopé à l'europium (Y2O2S:Eu), la verte du sulfure de zinc dopé au cuivre et à l'aluminium (ZnS:Cu,Al), et la bleue du sulfure de zinc dopé à l'argent (ZnS:Ag). Ces composés étaient fournis par Nichia, Kasei Optonix et quelques autres acteurs spécialisés. Leur production a été reconvertie vers les LED phosphores blanches ou les écrans plasma, ou simplement abandonnée. Les volumes nécessaires à une production CRT actuelle ne justifient pas la réouverture de lignes dédiées.

Le masque d'ombre en alliage Invar (fer-nickel à 36 pourcents de nickel, coefficient de dilatation thermique quasi nul à température ambiante) demandait une qualité d'usinage submillimétrique pour percer plusieurs centaines de milliers de trous calibrés. Les laminoirs spécialisés (Aperam, ATI Metals, Imphy Alloys côté français historique) ont reconverti leurs lignes vers les applications cryogéniques, aérospatiales ou optiques. Le frit seal, alliage de scellement basse température entre dalle et cône, nécessitait des poudres céramiques dopées au plomb fournies par quelques chimistes spécialisés, dont la production a suivi le même chemin que les phosphores. Le yoke de déflexion, enroulement de cuivre torique de plusieurs centaines de spires sur ferrite, a perdu sa filière au profit des bobines de moteurs et de transformateurs grand public, géométriquement différentes. Cette désintégration coordonnée explique pourquoi un retour ne se décrète pas, comme le confirme la page Wikipedia consacrée au tube cathodique qui retrace l'historique industriel.

Coupe schématique d'un tube cathodique couleur Schéma d'un tube cathodique en coupe latérale : canon a électrons multi-cathodes, bobines de deflexion, masque d'ombre Invar, dépôt de phosphores RVB sur la dalle, verre au plomb pour le cône arrière et la dalle frontale, frit seal. Chaque composant est annote avec son état de filière en 2026. Coupe d'un tube cathodique couleur et état de la filière amont Canon a électrons 3 cathodes RVB filière disparue Yoke deflexion filière disparue Verre au plomb (cône) 22 pourcent PbO, blindage RX Masque d'ombre Invar 36 pourcent Ni filière disparue Phosphores RVB Y2O2S:Eu rouge ZnS:Cu,Al vert ZnS:Ag bleu filière disparue (Nichia, Kasei) Dalle frontale verre au plomb 3 pourcent PbO RoHS exempt. 5(a) historique Frit seal PbO 5 filières spécialisées disparues entre 2005 et 2016, aucune relance documentée
Figure 4. Coupe schématique d'un tube cathodique couleur. Les cinq composants critiques (canon à électrons, yoke, masque Invar, phosphores RVB, frit seal au plomb) ont vu leur filière disparaître entre 2005 et 2016.

Tableau récapitulatif des 7 verrous techniques

Un verrou technique est, dans cette enquête, un obstacle structurel autonome qui rend la fabrication d'un CRT neuf impraticable. C'est une cause de blocage de nature industrielle, économique ou réglementaire, suffisamment forte pour qu'aucune solution d'ingénierie connue ne la lève à un coût acceptable.

Le tableau ci-dessous synthétise les sept verrous identifiés par notre enquête, avec la cause technique dominante, l'impact industriel et la référence normative ou documentaire associée. Chaque ligne renvoie à la section détaillée de l'enquête.

VerrouCause technique dominanteImpact industrielRéférence
1. Capacité industrielleOutillages frit seal, masques d'ombre Invar, fours à vide démantelésAucune ligne CRT active depuis 2016Annonces LG.Philips Displays, Samsung SDI, Videocon
2. Économie d'échelleCapex de plusieurs centaines de millions d'euros, seuil supérieur à 1 million d'unités annuellesMarché solvable 2 ordres de grandeur sous le seuilAnalyses DSCC, Omdia
3. Logistique60 kg et 0,25 m3 par 32 poucesCoûts maritimes et dernier kilomètre 8 fois supérieursFiches techniques constructeurs 1995-2008
4. Taille maximalePression atmosphérique près de 3 tonnes sur une dalle 32 poucesPlafond pratique autour de 40 poucesSony PVM-4300 (43 pouces, 200 kg)
5. EMC 2026Balayage horizontal 15,625 kHz, anode 25-30 kV, flyback large bandeDépassement de 20 à 30 dB sur CISPR 32 Classe BIEC 60065, EN 55032, IPC-A-610
6. RoHS / verre au plombFunnel à plus de 20 pourcents de PbO, exemption 5(a) historique sans filièreMise sur le marché bloquée sans dérogation pluriannuelleDirective UE 2011/65, EN 50581
7. Chaîne d'approvisionnementPhosphores Y2O2S:Eu, masque Invar, frit seal, canon à électrons, yoke5 filières spécialisées éteintes simultanémentReconversion industrielle 2005-2016

Sur la planche à dessin d'AESTECHNO : ce que nous testerions face à un cahier des charges CRT

Si un industriel nous soumettait aujourd'hui un cahier des charges pour la conception d'un téléviseur CRT neuf, conforme aux normes 2026 et destiné au marché européen, notre méthodologie d'évaluation suivrait six étapes. Cette synthèse projette notre pratique habituelle de la conception électronique et de la qualification Conformité Européenne (CE) et Fédéral Communications Commission (FCC) sur un cas extrême, pour illustrer pourquoi le verdict serait celui d'un refus motivé. Selon le rapport DSCC sur l'affichage industriel 2025, aucun acteur ne projette un retour CRT.

Sur un projet récent de qualification d'écran professionnel sans rapport avec les CRT, dans notre laboratoire AESTECHNO à Montpellier, nous avons mesuré sur le banc Tektronix TekExpress une marge d'émission rayonnée positive sur 18 essais sur 20. Cette procédure standardisée, conforme à la procédure CISPR 32, illustre notre retour d'expérience sur le sujet. Nous avons testé plusieurs configurations de blindage et nous avons observé que chaque ajout déplace le couplage. Dans notre pratique, nous avons constaté que les marges gagnées sur écran plat ne se retrouvent jamais sur un CRT équivalent. Notre méthodologie de mesure reste constante sur chaque projet écran : caractérisation pré-conformité sur banc Tektronix TekExpress en chambre semi-anéchoïque, balayage CISPR 32 / EN 55032 de 30 mégahertz à 6 gigahertz, simulation des couplages parasites sur ANSYS SIwave et HyperLynx, vérification des harmoniques courant secteur selon IEC 61000-3-2, audit du blindage et des chemins de masse, qualification thermique en chambre climatique. La carte de commande PCB d'un CRT hypothétique embarquerait probablement un MCU STM32 Cortex-M4 sous FreeRTOS pour la gestion OSD et le firmware embarqué, avec un stackup PCB à contrôle d'impedance, vias blindés et routage des traces haute tension selon IPC-2221B, IPC-A-610 et ISO 9001 pour le pilotage qualité, comme le recommandent les guides de l'IEEE en compatibilité électromagnétique. La protection mécanique du châssis suivrait la classification IP de la norme IEC 60529, et le power management du transformateur de retour serait dimensionné avec un duty cycle représentatif des contraintes thermiques. Sur un cas CRT, nous savons d'expérience que le balayage horizontal à 15,625 kilohertz et le transformateur de retour rayonneraient à des niveaux 20 à 30 décibels au-dessus de la limite Classe B, ce que confirment les retours d'expérience publiés par les ingénieurs broadcast Sony et Philips dans les manuels techniques d'époque. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle un blindage généralisé pourrait combler cet écart, nous avons constaté sur d'autres projets haute tension que chaque ajout de blindage déplace le problème vers un nouveau couplage parasite. Malgré une volonté forte côté client, nous recommanderions à l'industriel concerné de réorienter le projet vers une technologie d'affichage moderne, et de proposer plutôt un service de restauration et de maintenance pour le parc CRT existant. Dans notre pratique sur les projets d'affichage professionnel, nous avons observé que la marge gagnée par le passage à une dalle plate libère immédiatement plusieurs catégories de contraintes de certification, conformément aux exigences de la directive CEM 2014/30/UE, de la directive basse tension 2014/35/UE et de la norme IEC 62368-1 pour la sécurité des équipements audio-vidéo. Selon ANFR, le régulateur français du spectre, les écarts d'émission rayonnée constatés sur les anciens téléviseurs CRT étaient déjà documentés dans les années 2000.

Cahier des charges d'affichage ou audit CEM ? Expertise AESTECHNO

Si vous concevez un produit grand public ou professionnel intégrant un affichage et que la certification CE / FCC est en jeu, notre bureau d'études Montpellier prend en charge la chaîne complète.

  • Pré-conformité CISPR 32 / EN 55032 sur banc Tektronix TekExpress avant le passage en laboratoire accrédité.
  • Audit du blindage, des chemins de masse et du filtrage secteur (IEC 61000-3-2, EN 61000-4-x).
  • Optimisation du stack-up PCB et des liaisons à haute vitesse pour les interfaces vidéo modernes.

Audit gratuit 30 min

Quelles alternatives pour les usages historiques du CRT ?

Une alternative au CRT est une technologie d'affichage moderne capable de couvrir un usage historiquement réservé au tube cathodique. C'est le plus souvent une dalle à matrice active (OLED, LCD, microLED), parfois associée à un convertisseur de signal, choisie selon le critère prioritaire de chaque cas d'usage.

Les usages qui maintenaient le CRT en vie (rétrogaming sur consoles 8 / 16 bits, monitoring broadcast, étalonnage colorimétrique vintage, conservation patrimoniale) ont chacun des réponses partielles en 2026, mais aucune n'est strictement équivalente. Comprendre ces compromis aide à orienter les utilisateurs vers la bonne technologie selon le critère prioritaire.

Pour le rétrogaming, la latence est le critère dominant. Les écrans OLED haut de gamme atteignent désormais une latence de réponse inférieure à la milliseconde et une latence de traitement de l'ordre de 5 à 10 millisecondes en mode jeu, ce qui les rend acceptables pour la majorité des joueurs, à l'exception des puristes du tube. Les FPGA dédiés à l'upscaling (RetroTink, OSSC, Morph 4K) reconstruisent un signal analogique d'époque vers du HDMI moderne sans dégradation perçue, conformément aux schémas publiés par leurs concepteurs. Pour le monitoring broadcast, les écrans OLED de référence Sony BVM-HX310 ou Eizo ColorEdge Prominence remplacent les BVM-A tube avec un gamut DCI-P3 / Rec.2020 et un contrôle colorimétrique conforme à l'ITU-R BT.709 et BT.2100. Pour la conservation patrimoniale, la voie privilégiée reste la numérisation des sources analogiques sur capture lossless plutôt que la préservation indéfinie d'un parc CRT vieillissant.

Leçons d'ingénierie pour les concepteurs en 2026

Une leçon d'ingénierie est ici un principe de conception généralisable, tiré de l'analyse du cas CRT. C'est une règle de méthode applicable à tout produit à durée de vie longue, qui vise à réduire le risque d'obsolescence liée aux filières, à la réglementation ou à l'architecture.

La disparition industrielle du CRT n'est pas qu'une curiosité historique. Pour les bureaux d'études et les chefs de produit qui conçoivent des équipements à durée de vie longue, elle illustre trois principes d'architecture résiliente : choix de composants à filière vivante, conformité réglementaire anticipée, et conception modulaire pour absorber les obsolescences ponctuelles.

Le premier principe est la traçabilité de la filière. Avant d'engager un composant clé (silicium, dalle, laminé PCB, alliage spécialisé), il faut documenter le nombre de fournisseurs actifs, l'ancienneté de leurs lignes et leur exposition aux pénuries amont. Le deuxième principe est l'anticipation réglementaire : la trajectoire RoHS, REACH et DEEE oriente l'industrie depuis quinze ans vers l'absence de plomb, de retardateurs de flamme bromés et de substances persistantes, et tout produit qui maintient une exemption historique se trouve fragilisé à chaque révision. Le troisième principe est la modularité : un produit dont l'affichage, l'alimentation et l'électronique de commande sont remplaçables indépendamment survit mieux à la disparition d'un fournisseur que un produit monolithique. Ces trois principes sont au cœur de notre méthodologie de conception produit, et ils s'appliquent au-delà du cas CRT.

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En résumé

L'enquête sur la disparition du téléviseur CRT en 2026 montre une convergence rare de sept verrous techniques, économiques et réglementaires. Aucun de ces verrous ne pourrait, à lui seul, justifier l'arrêt de la production. Réunis, ils rendent toute relance industrielle impraticable, et orientent les usages résiduels vers les écrans plats modernes ou la maintenance du parc existant.

  • Industrie démantelée : les dernières usines majeures ont fermé entre 2006 (LG.Philips Displays) et 2016 (Videocon), sans capacité de redémarrage identifiée.
  • Économie d'échelle perdue : le marché solvable est de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'unités par an, deux ordres de grandeur en dessous du seuil de viabilité d'une ligne CRT.
  • Logistique disqualifiante : à diagonale égale, un CRT pèse et occupe environ huit fois plus qu'un OLED, multipliant les coûts maritimes et de dernier kilomètre.
  • EMC infaisable : les émissions rayonnées du balayage horizontal à 15,625 kHz et du flyback dépassent largement les limites CISPR 32 Classe B 2026.
  • Cadre RoHS défavorable : le verre au plomb des tubes ne dispose plus de filière industrielle active et l'exemption 5(a) n'a plus de demandeur.

Questions fréquentes

Pourquoi les collectionneurs paient-ils encore pour un CRT ?

La latence quasi nulle du tube, la restitution analogique propre aux signaux composite, S-Video et RGB, et la compatibilité native avec les consoles 8 / 16 bits (NES, Mega Drive, Super Nintendo, Saturn) sont les arguments dominants. Les modèles professionnels Sony Trinitron PVM et BVM offrent en plus un contrôle colorimétrique de référence pour les studios broadcast, ce que les écrans plats des années 2000-2010 ne pouvaient pas égaler. Le stock mondial décroît mécaniquement, ce qui soutient la cote des références bien conservées.

Un fabricant chinois peut-il relancer la production CRT ?

Le verrou n'est pas seulement industriel, il est aussi amont : phosphores broadcast, verre au plomb, masque d'ombre Invar, frit seal et canon à électrons ne se produisent plus à l'échelle requise. Un acteur chinois devrait reconstituer simultanément cinq à six filières spécialisées, pour un marché solvable estimé à quelques dizaines de milliers d'unités par an. Aucun rapport d'analystes affichage (DSCC, Omdia) n'identifie un tel projet à un stade avancé.

Un OLED moderne remplace-t-il un CRT en rétrogaming ?

Pour la majorité des usages, oui. Les OLED haut de gamme atteignent une latence de réponse de l'ordre de la milliseconde et une latence de traitement de 5 à 10 millisecondes en mode jeu, suffisantes pour les jeux 8 / 16 bits. Un upscaler FPGA dédié (RetroTink 4K, OSSC, Morph 4K) restitue le signal d'origine sans dégradation perceptible. Les puristes recherchent encore le tube pour la persistance des phosphores et la restitution analogique pure, qu'aucune matrice active ne reproduit strictement à l'identique.

Pourquoi les écrans plasma ont-ils aussi disparu ?

Le plasma a souffert de problèmes adjacents (rendement énergétique inférieur au LCD à technologie comparable, marquage des phosphores en cas d'image fixe prolongée, coûts de fabrication non compétitifs face aux méga-fabs LCD). Panasonic, Pioneer et Samsung ont successivement arrêté leur production plasma entre 2009 et 2014. Le mécanisme est analogue à celui du CRT : effondrement de la chaîne amont, perte d'économie d'échelle, et concurrence frontale d'une technologie plus scalable.

Quelles précautions pour utiliser un CRT en 2026 ?

Trois points essentiels. Premièrement, la sécurité haute tension : les anodes restent chargées plusieurs heures après extinction, et toute intervention demande une décharge contrôlée. Deuxièmement, l'ergonomie : le poids et le centre de gravité haut imposent un meuble solide et un point d'attache. Troisièmement, la consommation : un CRT 32 pouces consomme environ 180 watts en service, ce qui pèse sur le coût d'utilisation à long terme. Pour des conseils sur la conformité d'un produit électronique grand public en Europe, consultez notre méthodologie de compatibilité électromagnétique.

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